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Clara, version scénarisée

Publié le par Estelle

Comme je disais précédemment, je parle peu cinéma sur ce blog, alors que je suis censée en parler!

Du coup, je mets là la version scénarisée de Clara, il parait qu'elle est pas si mal... Si vous êtes scénariste (même en herbe!), que vous traînez votre patte par ici, n'hésitez pas à dire si des choses vous gênent...

Clara, ma chère soeur petite,

Séquence 1, Ext. jour, parc des Buttes-Chaumont, le matin, ambiance printanière.

Fond sonore léger : le bruit du parc, avec piaillements d’oiseaux.

 

Clara,une jeune fille, d’une vingtaine d’année, est couchée dans l’herbe tondue, elle porte une chemise blanche, légère, dont la coupe rappelle  une blouse d’hôpital, sur un jean. Elle a les traits tirés, fatigués, les cernes violettes. Ses longs cheveux bruns sont éparpillés dans l’herbe. Elle a les yeux fermés : on ne sait si elle dort, si elle se repose, ou si elle est morte.

Un faux papillon (en tissu) blanc, avec de légères tâches bleu ciel, entre dans le champ par le côté droit du cadre, il fait quelques pirouettes au dessus du visage de Clara, et sort du champ par le coin, en haut, à gauche du cadre. Clara ouvre subitement les yeux. Son regard est vide, absent, elle regarde fixement la caméra.

Ses yeux, avec la même expression, se dirigent doucement vers le coin par lequel est sortis le papillon. A cet endroit précis, une enveloppe se découvre peu à peu, elle est posée à même le sol, dans l’herbe. Le prénom « Clara » a été inscrit dessus, à la main.

Toujours couchée, le regard vers l’enveloppe, Clara saisit l’enveloppe avec sa main gauche. Elle s’assoit.

La jeune fille est assise en tailleur, elle tient l’enveloppe dans sa main. Elle regarde autour d’elle mais ne voit personne. Son regard a changé, il exprime la surprise mais aussi une légère inquiétude. Elle caresse le prénom « Clara » avec son doigt, et ouvre l’enveloppe.

Un  petit son (nature diégétique) se fait entendre (quelques secondes) ; un bourdonnement d’insecte mixé et déformé en accéléré « bzzzz ».

 Séquence 2, Ext. jour, parc des Buttes-Chaumont, le matin, ambiance printanière. Fond sonore : le même que tout à l’heure, mais plus atténué.  

 

 Clara est assise en tailleur dans l’herbe. Au second plan, s’élève une petite butte, en haut de laquelle apparaît un banc. Elle a déplié la lettre et la  tient sur les côtés. Elle commence à la lire, ses yeux s’agrandissent, ses mains ses crispent, la lettre se froisse un peu sous la pression.

voix off : Clara, Ma sœur toute petite. Ne sois pas fâchée contre moi trop, on m’avait mis des tubes partout dans les bras, j’aimais pas ça. Ils me gênaient comme un peu alors je les ai tirés dessus et ils se sont arrachés. Après tu sais, mon cœur n’a plus jamais marché. Mais de là où je suis, je marche bien sans lui. Je te dis ça, c’est que je te rassure...

Un petit garçon entre dans le champ par le côté gauche du cadre et s’y arrête. Il a 4 ou 5 ans, il est déguisé en insecte : il porte un t-shirt avec des rayures verticales noires et rouges, un short rouge, des chaussettes noires sur des tennis, il a des ailes rouges à points noirs accrochées dans le dos, ainsi que des antennes montées de ressorts sur la tête.

Voix off : Ici, tout change.Les choses ne veulent plus dire la même chose qu’avant, les morts sont des vivants tout comme et inversement. On ne range plus les choses au même endroit...

Le petit garçon fait quelques pas en direction de Clara, il s’arrête à quelques mètres d’elle, monte sur la pointe des pieds, et fait mine de lire par dessus son épaule.

 Voix off : Ici, je suis très haut et je vois tous les insectes du monde entier. C’est pas rien...

 Le petit garçon regarde vers le ciel.

 

 Voix off : je voulais en parler en compagnie de toi. Si tu étais grande comme le soleil, alors tu le verrais que sur terre vous êtes des tout-petits...

Le petit garçon toujours le regard au ciel, se protège les yeux du soleil avec sa main.

Voix off : Vous êtes pareil, Clara, vous rampez un peu, vous traînez votre bosse et il fait trop chaud...

Le petit garçon, toujours vers le ciel, plisse les yeux comme pour mieux voir. Puis il baisse les yeux et regarde vers le côté gauche du cadre, par où il a fait son entrée.

Voix off : Vous cherchez de l’ombre tristement...

 

 Une petite fille entre par le côté gauche du cadre, elle a aussi 4/5 ans. Elle est aussi déguisée en insecte : elle porte un T-shirt rouge à pois verts, un tutu rouge, des sandales à fleurs, des ronds rouges sur les joues, et des antennes montées de ressorts. Elle tient sur son épaule, comme un baluchon, une ombrelle chinoise verte fermée. Elle s’arrête à droite du petit garçon. 

 Voix off : Maman va à l’église tous les dimanches, tu le savais ? Elle parle à Dieu, elle ne sait pas qu’il est de sortie mais que nous on est là et on l’entend. Ses pleurs se perdent dans la nuit, elle fait du bruit trop plein. Alors les voisins me crient. Je ne sais pas comment faire pour qu’elle se taise...

La petite fille confie son ombrelle au petit garçon, qui l’ouvre, se met en dessous, et regarde le ciel au travers. Après quoi il sourit. La petite fille le regarde faire. Le petit garçon s’assoit par terre. La petite fille s’assoit avec lui ; ils partagent l’ombrelle que le petit garçon tient toujours. Tous deux regardent vers Clara, l’air attentif.

 

 Voix off : Elle parle sur toi, surtout, Clara, elle me fait peur un peu...

Un autre petit garçon entre par le côté gauche du cadre. Il a aussi entre 4 et 5 ans. Il est aussi déguisé en insecte, il porte un bonnet et un T-shirt rayé multicolore, une salopette-short verte, des bottes en caoutchouc vertes, et des ailes rouges accrochées dans le dos. Il tient un paquet de gâteaux au chocolat dans sa main gauche, et s’assoit à droite du premier petit garçon.

Voix off : Elle dit que tu ne parles plus, elle dit que tu ne manges plus. Tu es tombée dans les escaliers. Je t’ai dit que vous étiez comme des insectes ? Tu le savais, toi, qu’il y a des milliards d’insectes et des millions d’espèces, et qu’on peut encore en découvrir entre 5 et 25 millions ? Tu n’imagines pas, Clara, combien vous êtes beaucoup...

Le deuxième petit garçon tend son paquet de gâteaux aux autres enfants, ils en prennent un chacun, croquent dedans, et posent le paquet de gâteaux sur l’herbe, devant eux. De temps en temps, l’un d’entre eux a un regard pour Clara.

 Voix off : Je te dis ça mais ne crains de rien, tu sais. J’ai deux yeux et il y en a toujours un pour toi…

 Les regards des trois enfants convergent tous vers Clara. Ils écoutent, attentifs, et continuent de manger des biscuits.

 Voix off : Je t’ai parlé de ton monde parce que c’est ta maison pour maintenant. Ce n’est plus la mienne mais on est grand, maintenant, Clara, et chacun on a notre vie petite. Dans ta maison, il y a des beaux objets et des autres habitants. Il y a aussi des gâteaux à manger. Avec le temps, si tu le veux bien, tu t’en rappelleras de tous ça. Il faut que je te quitte maintenant. Je t’écrirai de temps en temps si tu es trop seule, et si j’arrive. Ici, on parle sans les mots alors je les oublie un peu. N’oublie de ne pas rester fâchée contre moi, et achète peut être un bâillon pour maman.

 

 Séquence 3, Ext. jour, parc des Buttes-Chaumont, le matin, ambiance printanière. Fond sonore léger : le bruit du parc, avec piaillements d’oiseaux.

Clara lève les yeux de sa lettre. Elle regarde droit devant, fixement, ses yeux sont rouges. Son regard se fait de plus en plus expressif au fur et à mesure que des larmes lui coulent sur la joue. Elle les essuie et se lève. Elle regarde sa lettre, la plie et la range délicatement dans son enveloppe. Elle regarde autour, l’air un peu déboussolée. Son regard s’arrête  sur les enfants assis qui la regardent aussi. Elle se dirige vers eux, prend doucement le paquet de gâteau posé sur l’herbe et en sort un biscuit. Elle en croque un morceau, et sort du champ par le côté gauche du cadre, le biscuit à la main.

Les enfants, toujours assis, regardent vers le côté gauche du cadre. Ils sourient. Fondue sur l’écran noir du générique.

Raaaaaaah i ménerv l'éditeur de texte doverblog à sauter des lignes là où jen ai pas sauté!!!

 

 

 

 

 

 

Publié dans divers

le jour des hormones

Publié le par Estelle

Ui bon, j'avais dit que dans ma prochaine BD il y aurait un certain Georges. Désolée, je suis trop égocentrique!  J'ai fait une petite histoire sur moi, et sur moi toute seule (ma aussi sur les hormones!)... :D

Ma vous inquitétez pas, j'ai pas définitivement rangé Georges dans son placard...

 

 

 

 

Un dessin à l'acrylique

Publié le par Estelle

En attendant la prochaine BD, qui parlera, j'vous le donne en mille, d'un certain Georges, je vous mets là un petit dessin qui date de dimanche dernier...

C'est de l'acrylique que j'ai traité comme de l'aquarelle... il représente donc une jeune fille. Elle est toute nue, et elle a des petits monstres qui lui mangent les yeux...

 

 

mise à jour

Publié le par Estelle

J'en ai profité qu'on est le week-end et que mes projets ont été ajournés pour mettre d'autres dessins dans l'album photo (colonne de gauche). Album photo qui dorénavant s'appelle: "peinture et maladie"...

On ne change pas une équipe qui gagne...

 

Moué ho

Publié le par Estelle

Ah lala... Le temps passe vite et la bd qui suit relate une histoire vieille de presque une semaine... Une hsitoire sans Laëtitia! Désolée pour les fans...

Encore désolée de ne pas actualiser plus souvent, mais voilà, ces bd me prennent un temps fou...

En attendant les prochaines  histoires, voici donc mon lundi 30 octobre. Et je garde Georges coeur d'artichoo bien au chaud dans ma ptite tête...

Laëtitia, elle m'aime!! J'vous l'avais dit...

Publié le par Estelle

Georges-Laëtitia m'a fait un avatar pour msn... Qu'est ce à dire, sinon qu'elle m'a dessiné... Alors donc, voici Lilla, vue par Laëtitia:

 

 

 

Je l'trouve trop cool, j'en suis vraiment contente...

Merci miss!